
Dans de nombreuses régions du Canada, les maisons individuelles reposent sur une structure constituée de montants, de lisses et de solives en bois, souvent installée sur des fondations en béton. Ce choix peut surprendre dans un pays où les bâtiments affrontent des hivers rigoureux, des écarts importants de température et, selon les régions, de fortes précipitations.
La popularité de l’ossature bois ne signifie pourtant pas que le bois isole suffisamment à lui seul. Elle s’explique par une combinaison de facteurs : disponibilité du matériau, habitudes de construction, facilité d’assemblage, possibilités d’isolation des cavités et compatibilité avec différentes solutions d’enveloppe performante.
Pour un propriétaire, comprendre cette construction exige de regarder au-delà des montants. La durabilité d’une maison dépend également de ses membranes, de son étanchéité à l’air, de son drainage, de sa ventilation et de la qualité des raccords autour des ouvertures. Ces éléments deviennent particulièrement importants lors des rénovations énergétiques.
L’essentiel sur les maisons à ossature bois au Canada
- L’ossature bois facilite l’installation d’isolant dans les murs, mais la performance réelle dépend aussi des ponts thermiques et de l’étanchéité à l’air.
- L’humidité constitue un enjeu central : un mur durable doit limiter les infiltrations d’eau et conserver une capacité de séchage adaptée.
- Les rénovations doivent traiter ensemble l’isolation, la ventilation et les exigences réglementaires applicables localement.
- Pourquoi une ossature bois peut-elle offrir de bonnes performances thermiques en hiver ?
- Pourquoi une maison bien chauffée peut-elle conserver des murs et planchers froids ?
- Pourquoi rendre une maison plus étanche sans revoir la ventilation peut-il poser problème ?
- Quels signes peuvent révéler une infiltration dans un mur à ossature bois ?
- Quand inspecter l’ossature lors du remplacement d’un revêtement extérieur ?
- Comment rénover un mur à ossature bois sans compromettre sa gestion de l’humidité ?
- Ossature bois ou béton : quelle structure convient mieux à une maison individuelle ?
- Comment les normes de construction influencent-elles les choix techniques d’une maison au Canada ?
Pourquoi une ossature bois peut-elle offrir de bonnes performances thermiques en hiver ?
Une maison à ossature bois peut offrir une bonne isolation en hiver parce que les espaces entre ses montants permettent d’installer des matériaux isolants relativement épais. La performance ne provient donc pas uniquement du bois : elle résulte de l’ensemble du mur, notamment de l’isolant, de la continuité des couches et du contrôle des infiltrations d’air.
Un mur traditionnel à ossature bois comporte des montants verticaux reliés par des lisses, un panneau de contreventement ou de support, des couches de protection contre les intempéries et des finitions. Les cavités formées entre les montants peuvent recevoir de la laine minérale, de la fibre de verre ou d’autres isolants adaptés à la composition du mur.
Cette configuration permet d’obtenir une résistance thermique importante sans construire un mur entièrement massif. À épaisseur comparable, un mur constitué de béton ordinaire sans isolation additionnelle ne fournit pas nécessairement une résistance thermique équivalente.
Il faut toutefois distinguer la résistance thermique de l’isolant de celle du mur complet. La valeur R, utilisée couramment au Canada, caractérise la résistance au transfert de chaleur. Son équivalent métrique est la valeur RSI, avec la relation RSI = R / 5,678.
Les montants en bois créent des ponts thermiques : la chaleur y circule plus facilement qu’à travers la plupart des isolants placés entre les montants. Les lisses, les jonctions et les espaces insuffisamment isolés réduisent également la performance globale.
Comme l’explique la section sur le fonctionnement thermique et hygrométrique de la maison publiée par Ressources naturelles Canada, les transferts thermiques combinent conduction, convection et rayonnement. La continuité de l’isolation reste donc aussi importante que la résistance annoncée du matériau.
La structure légère présente également une inertie thermique généralement moins élevée qu’une construction massive en béton. La température intérieure peut réagir plus rapidement aux apports de chauffage ou de soleil, mais cette caractéristique ne garantit pas automatiquement un meilleur confort. L’isolation, les vitrages, la ventilation et la masse thermique des autres éléments du bâtiment modifient le résultat.
La facilité d’assemblage, les filières de matériaux et les méthodes de construction établies expliquent aussi la place de l’ossature bois dans le secteur résidentiel canadien. Sa pertinence thermique dépend néanmoins de la qualité de l’enveloppe réalisée.
Un mur correctement isolé peut réduire les pertes de chaleur, mais le confort ressenti dans une maison dépend également de la température de ses surfaces intérieures.
Pourquoi une maison bien chauffée peut-elle conserver des murs et planchers froids ?
Une maison peut afficher une température ambiante confortable tout en conservant des murs et planchers froids lorsque certaines surfaces perdent rapidement leur chaleur. Une isolation insuffisante, des ponts thermiques ou des infiltrations d’air peuvent expliquer cette différence. Le thermostat mesure principalement la température de l’air, pas celle de toutes les parois.
La sensation de confort résulte notamment des échanges de chaleur entre le corps et son environnement. Lorsqu’une personne se trouve près d’une fenêtre ou d’un mur froid, elle peut ressentir une fraîcheur persistante malgré une température de chauffage jugée suffisante.
Les planchers situés au-dessus d’un espace non chauffé, les jonctions entre fondation et mur, les contours des fenêtres ou certaines liaisons structurelles sont des endroits où les déperditions peuvent être importantes.
Dans une maison à ossature bois, les montants créent des chemins de transfert thermique à travers la couche isolante. Si des fuites d’air traversent également l’enveloppe, certaines zones deviennent plus froides que les surfaces voisines.
Une première observation peut être réalisée sans ouvrir les murs :
- Comparer la sensation de froid à proximité des murs extérieurs et au centre de la pièce.
- Repérer les endroits où le plancher devient particulièrement froid, notamment près des plinthes.
- Observer les traces de condensation ou les variations inhabituelles de température autour des ouvertures.
- Utiliser un thermomètre infrarouge comme outil indicatif, en tenant compte des limites de mesure liées aux matériaux et à leur émissivité.
Une mesure ponctuelle ne permet pas, à elle seule, de déterminer si le problème provient de l’isolation, d’une fuite d’air ou de l’humidité. Une investigation complémentaire peut être nécessaire.
Augmenter le chauffage peut améliorer temporairement la sensation thermique, mais ne corrige pas les défauts de l’enveloppe. Cette stratégie augmente potentiellement la consommation énergétique sans résoudre la cause des surfaces froides.
Dans certains cas, les différences de température révèlent aussi un risque de condensation lorsque l’air intérieur humide rencontre une surface suffisamment froide.
Le diagnostic devrait donc porter sur l’isolation, les jonctions et les mouvements d’air. Une amélioration de l’étanchéité peut aider, à condition de préserver un renouvellement d’air adapté.
Pourquoi rendre une maison plus étanche sans revoir la ventilation peut-il poser problème ?
Améliorer l’étanchéité d’une maison réduit les infiltrations d’air incontrôlées, mais peut aussi diminuer le renouvellement d’air qui existait auparavant. Sans ventilation suffisante, l’humidité et certains polluants intérieurs risquent de s’accumuler. En hiver, cette situation peut favoriser la condensation sur les surfaces froides et compromettre la qualité de l’air.
Dans une maison ancienne, l’air peut entrer par les jonctions, les ouvertures et les passages techniques. Ces infiltrations entraînent des pertes de chaleur, mais ne constituent pas une ventilation fiable : elles dépendent notamment du vent, de la température et des différences de pression.
Lorsque des travaux réduisent ces fuites, l’air intérieur peut être renouvelé moins rapidement si aucun système ne compense ce changement.
Les activités quotidiennes produisent de la vapeur d’eau : cuisson, douche, respiration et séchage du linge. Une humidité excessive peut se manifester par de la condensation sur les fenêtres, des taches ou des odeurs persistantes.
Dans un climat froid, l’air intérieur humide qui atteint des matériaux froids peut provoquer de la condensation. Si l’humidité s’accumule dans les cavités d’un mur, les matériaux sensibles, dont le bois, peuvent se dégrader.
La solution n’est pas de conserver volontairement les fuites d’air, mais de prévoir un renouvellement contrôlé compatible avec l’étanchéité obtenue.
Un ventilateur-récupérateur de chaleur (VRC) peut contribuer à cette fonction en évacuant une partie de l’air intérieur et en introduisant de l’air extérieur tout en transférant une partie de la chaleur entre les flux.
70 à 80 %
Plage habituelle de récupération de chaleur indiquée dans le guide de Ressources naturelles Canada pour un VRC. Il ne s’agit ni d’une performance garantie pour chaque installation ni d’un pourcentage de réduction de la facture de chauffage.
Ressources naturelles Canada — ventilation et rendement des systèmes résidentiels.
L’efficacité d’un tel système dépend de son dimensionnement, de l’équilibrage des débits, de son entretien et des conditions de fonctionnement. Une installation incorrectement équilibrée peut modifier les pressions à l’intérieur du bâtiment.
Ce point mérite une attention particulière en présence d’appareils à combustion, car certaines situations de dépressurisation peuvent favoriser un refoulement des gaz de combustion.
Lors d’une rénovation énergétique, l’évaluation de la ventilation avant et après les travaux permet de vérifier que les améliorations apportées à l’enveloppe ne dégradent pas la qualité de l’air.
Cette approche protège le confort des occupants, mais aussi les matériaux de la maison, dont les dégradations dues à l’eau peuvent rester invisibles pendant une longue période.
Quels signes peuvent révéler une infiltration dans un mur à ossature bois ?
Une infiltration dans un mur à ossature bois peut se manifester par des taches d’humidité, une peinture qui cloque, un revêtement déformé ou une odeur persistante de moisi. Toutefois, une partie des dommages peut rester cachée derrière les finitions. L’absence de trace visible ne garantit donc pas qu’un mur soit sec.
Les symptômes dépendent de la quantité d’eau, de la durée de l’infiltration, des matériaux et de la possibilité pour le mur de sécher.
Certains indices apparaissent rapidement en surface, tandis que d’autres ne deviennent visibles qu’après une dégradation avancée.
| Stade d’observation | Indices possibles | Interprétation prudente |
|---|---|---|
| Premiers signes | Taches, peinture cloquée, joints détériorés, gonflement localisé | Une humidité anormale est possible ; son origine reste à déterminer. |
| Signes persistants | Odeur de moisi, finitions qui se décollent, humidité récurrente | Une investigation ciblée est souhaitable, même si la surface paraît saine. |
| Signes avancés | Bois ramolli, déformation, perte apparente de rigidité | Une évaluation professionnelle de l’étendue des dommages et de la structure est nécessaire. |
L’eau ne suit pas toujours un trajet vertical simple. Elle peut circuler sur une membrane, le long d’un élément de structure ou dans une cavité avant d’apparaître à distance de son point d’entrée.
Les zones autour des fenêtres, les seuils, les jonctions de toiture, les pénétrations techniques et les raccords entre terrasse et façade méritent une attention particulière.
Les solins et les dispositifs de drainage doivent diriger l’eau vers l’extérieur. Lorsqu’ils sont absents, mal raccordés ou détériorés, l’humidité peut atteindre des matériaux qui ne sont pas conçus pour rester mouillés.
Les façades exposées aux pluies battantes peuvent subir des sollicitations importantes. Le gel et le dégel compliquent également certaines situations lorsqu’une accumulation d’eau est présente.
Un humidimètre ou une thermographie peut contribuer au diagnostic, mais les résultats nécessitent une interprétation adaptée. La thermographie montre des différences de température, pas directement la présence d’eau.
Lorsque les indices persistent, une ouverture localisée effectuée dans des conditions appropriées peut permettre de vérifier les matériaux internes et de déterminer les réparations nécessaires.
Une intervention précoce peut limiter l’étendue des travaux. Le remplacement d’un revêtement extérieur représente d’ailleurs une occasion pertinente pour examiner les couches habituellement dissimulées.
Quand inspecter l’ossature lors du remplacement d’un revêtement extérieur ?
L’ossature doit être inspectée pendant le remplacement d’un revêtement extérieur, dès que les couches de protection deviennent accessibles et avant leur recouvrement. Cette étape permet de rechercher des traces d’infiltration, de vérifier l’état des matériaux et de corriger certains défauts de drainage. Les constats peuvent modifier le programme initial des travaux.
Le remplacement d’un parement ne donne pas automatiquement accès à tous les montants : les panneaux de support peuvent encore les dissimuler. Il offre néanmoins l’occasion d’examiner la membrane extérieure, les solins, les raccords et les parties de structure accessibles ou mises à découvert.
Une inspection planifiée est particulièrement utile autour des ouvertures, près de la base des murs et aux endroits où des infiltrations ont déjà été constatées.
Dans une maison ancienne, les techniques de construction et les membranes peuvent être différentes de celles utilisées dans les assemblages actuels. Leur présence, leur état et leur fonction doivent être vérifiés avant de prévoir une nouvelle composition de façade.
Une rénovation esthétique planifiée justifie une inspection préventive des zones rendues accessibles. Après un sinistre, l’investigation doit également rechercher l’étendue réelle de la zone humide, qui peut dépasser le secteur où les dommages sont visibles.
Les travaux devraient prévoir une possibilité d’ajustement du budget et du calendrier si des matériaux détériorés sont découverts. Une réparation structurale ne doit pas être décidée uniquement sur la base de l’apparence extérieure du bois.
Les cinq vérifications à organiser avant de refermer la façade
- Photographier les zones découvertes et identifier leur emplacement sur un croquis de façade : obtenir un dossier photographique daté.
- Examiner les jonctions autour des fenêtres, des portes et de la base des murs : établir une liste des raccords à vérifier ou à corriger.
- Faire contrôler les matériaux présentant des taches, déformations ou signes d’humidité : conserver les observations et les mesures interprétées par l’intervenant.
- Vérifier les membranes, les solins et les chemins d’évacuation de l’eau : disposer d’un relevé des interventions nécessaires avant la pose du nouveau revêtement.
- Valider les réparations et conserver des photographies avant recouvrement : constituer un compte rendu de fermeture des parties inspectées.
Cette méthode de suivi ne remplace pas une expertise structurelle. Elle vise à rendre les observations traçables et à éviter que des points problématiques soient recouverts sans décision explicite.
La prochaine décision consiste alors à choisir une composition de mur qui améliore les performances sans empêcher l’évacuation de l’humidité.
Comment rénover un mur à ossature bois sans compromettre sa gestion de l’humidité ?
Pour rénover un mur à ossature bois sans créer de problème d’humidité, il faut conserver trois fonctions essentielles : empêcher l’eau extérieure de pénétrer, permettre son évacuation lorsqu’elle franchit le revêtement et gérer les transferts de vapeur et d’air. L’ajout d’isolant doit être étudié avec l’ensemble des couches existantes, pas séparément.
Un mur résidentiel comporte généralement plusieurs couches qui n’ont pas toutes la même fonction. Le revêtement extérieur assure une première protection contre les intempéries, tandis que la membrane résistante à l’eau et les dispositifs de drainage contribuent à gérer l’eau qui franchit cette protection.
L’isolant ralentit les transferts thermiques. Le système pare-air limite les mouvements d’air à travers l’enveloppe, alors que le pare-vapeur contrôle principalement la diffusion de vapeur d’eau.
Étanchéité à l’air et contrôle de la vapeur ne sont pas synonymes. Certains matériaux peuvent assurer plusieurs fonctions, mais leurs raccordements et leur emplacement doivent être adaptés à la conception du bâtiment.
Une erreur possible consiste à ajouter une forte épaisseur d’isolant du côté intérieur sans vérifier l’effet sur la température des couches déjà présentes.
Lorsque la répartition thermique change, certaines surfaces de la structure peuvent devenir plus froides pendant l’hiver. Si de l’air humide atteint ces surfaces, le risque de condensation peut augmenter.
Il ne suffit donc pas de déplacer ou d’ajouter un pare-vapeur au hasard. La conception doit tenir compte du climat, des matériaux déjà installés, des possibilités de séchage et des exigences réglementaires.
Les recommandations de Ressources naturelles Canada sur l’isolation et la rénovation des murs décrivent notamment des interventions dans les cavités et des solutions visant à limiter les ponts thermiques.
Le guide présente aussi certaines configurations particulières de répartition de la résistance thermique. Ces exemples ne doivent pas être transformés en règle universelle applicable à tous les assemblages canadiens.
Une isolation supplémentaire à l’extérieur peut, selon la conception, améliorer la continuité thermique et modifier favorablement la température des couches structurelles. Mais elle impose également de revoir les détails des fenêtres, des portes, des débords et des fixations du nouveau revêtement.
Avant d’engager le chantier, il est donc nécessaire de connaître les couches du mur existant, de rechercher d’éventuels problèmes d’eau et de faire vérifier la compatibilité des matériaux prévus.
Lorsque cet équilibre est respecté, la structure peut conserver ses qualités. Reste à déterminer si le bois constitue le meilleur choix pour le projet envisagé ou si une solution plus massive présente des avantages spécifiques.
Ossature bois ou béton : quelle structure convient mieux à une maison individuelle ?
Pour une maison individuelle au Canada, l’ossature bois représente généralement une solution pratique grâce à ses méthodes de construction établies, à la disponibilité des compétences et à sa facilité d’isolation. Le béton présente d’autres atouts, notamment pour les fondations et certaines exigences de masse ou d’inertie. Le choix dépend du projet, du terrain et de l’enveloppe complète.
Comparer uniquement les matériaux serait trompeur. Une maison en bois et une maison en béton peuvent toutes deux atteindre de bonnes performances thermiques lorsqu’elles disposent d’une isolation, d’une étanchéité et d’une ventilation correctement conçues.
Les différences portent aussi sur la méthode de chantier, les contraintes structurelles, les coûts locaux et l’entretien.
| Critère | Ossature bois | Béton |
|---|---|---|
| Organisation du chantier | Assemblage léger, méthodes largement répandues dans le résidentiel canadien | Travaux nécessitant des techniques de coffrage, de coulage ou des éléments préfabriqués selon le système retenu |
| Isolation thermique | Cavités adaptées à l’installation d’isolants ; ponts thermiques à traiter | Isolation additionnelle généralement nécessaire pour obtenir une enveloppe performante |
| Inertie thermique | Masse structurelle généralement plus faible | Masse importante pouvant amortir certaines variations de température selon sa position dans l’enveloppe |
| Humidité | Protection du bois et capacité de séchage particulièrement importantes | Résistance à certaines expositions, mais sensibilité possible à la fissuration et aux transferts d’humidité |
| Acoustique | Dépend des couches, des matériaux absorbants et des raccords | Masse potentiellement favorable pour certains bruits, selon l’assemblage |
| Durabilité | Dépend de la protection contre l’eau, de l’exécution et de l’entretien | Dépend notamment de la formulation, de la conception et des conditions d’exposition |
| Empreinte environnementale | Dépend de l’origine du bois, des transformations et du cycle de vie du bâtiment | Dépend notamment du ciment, des quantités utilisées et des solutions constructives |
| Coût et valeur de revente | À évaluer sur devis et marché local | À évaluer selon le projet, les entreprises et les attentes du marché local |
La combinaison des deux matériaux est fréquente dans la logique constructive canadienne : fondations ou dalle en béton et superstructure en bois. Chaque matériau est ainsi employé dans un rôle adapté à ses propriétés et aux contraintes du bâtiment.
Concernant la durabilité, il serait inexact d’affirmer qu’une structure en bois est nécessairement moins fiable qu’une structure en béton. Une ossature correctement protégée de l’eau et entretenue peut rester fonctionnelle pendant de nombreuses décennies.
À l’inverse, le béton n’est pas exempt de dégradations. Des fissures, une exposition répétée à l’eau ou des cycles de gel et de dégel peuvent nécessiter des interventions, selon la composition et les conditions d’utilisation.
La valeur de revente ne se déduit pas non plus du seul matériau structurel. Elle dépend du marché, de l’emplacement, de l’état de la maison et de ses caractéristiques globales.
Pour arbitrer un projet neuf, il est préférable de comparer des devis portant sur des bâtiments de performances et de surfaces équivalentes, plutôt que des coûts de matériaux isolés.
Quelle que soit la structure choisie, sa conception doit ensuite respecter les règles de construction applicables à l’endroit précis où la maison sera bâtie.
À retenir avant de choisir une solution constructive
- Comparer les assemblages complets, et non le bois et le béton pris séparément, permet d’évaluer plus justement les performances attendues.
- Les détails de gestion de l’eau, de l’air et de la vapeur doivent être validés avant de fixer les matériaux et le calendrier des travaux.
- La réglementation applicable dépend de la province ou du territoire, de l’édition du code adoptée et, selon le projet, des exigences locales.
Comment les normes de construction influencent-elles les choix techniques d’une maison au Canada ?
Les normes de construction influencent les structures, l’isolation, la gestion de l’humidité et la ventilation des maisons canadiennes. Le Code national du bâtiment fournit un cadre modèle, mais les exigences juridiquement applicables dépendent des provinces, des territoires et des autorités compétentes. Un propriétaire doit donc vérifier les règles locales avant de construire ou de modifier son enveloppe.
Le Canada dispose de codes modèles nationaux élaborés dans un cadre institutionnel commun. Le Conseil national de recherches du Canada publie notamment le Code national du bâtiment.
L’édition 2025 existe en deux volumes, mais sa publication nationale ne signifie pas qu’elle soit automatiquement entrée en vigueur partout au pays.
La présentation officielle du Code national du bâtiment – Canada 2025 indique que les utilisateurs doivent s’adresser à l’autorité provinciale ou territoriale compétente pour connaître les dispositions applicables à leur secteur.
Cette distinction est fondamentale pour un projet résidentiel. Une exigence mentionnée dans une édition nationale peut ne pas correspondre exactement au texte réglementaire en vigueur à l’adresse du chantier.
Les règles applicables peuvent encadrer plusieurs dimensions techniques d’une maison :
- La conception et la résistance des éléments de structure.
- Les caractéristiques de l’isolation et de l’enveloppe thermique.
- Les mesures de protection contre les infiltrations d’eau et les transferts d’humidité.
- L’étanchéité à l’air et les solutions de ventilation.
- Les exigences de sécurité et les conditions de transformation d’un bâtiment existant.
Les méthodes constructives ont évolué avec les pratiques et les exigences de performance énergétique. Une maison ancienne peut ainsi posséder une enveloppe très différente de celle d’un bâtiment récemment construit, sans que cela signifie nécessairement qu’elle était non conforme lors de sa construction.
Cette différence devient importante pendant une rénovation. Ajouter de l’isolant, remplacer des fenêtres ou rendre une façade plus étanche peut modifier les conditions de fonctionnement du mur et la ventilation intérieure.
La conformité d’origine ne garantit pas la compatibilité d’une modification ultérieure. Le projet doit être évalué selon les règles qui lui sont applicables et les caractéristiques réelles de la construction existante.
Il faut également distinguer les obligations réglementaires des certifications volontaires de performance énergétique. Un programme ou une certification peut imposer ses propres critères, sans que ceux-ci constituent automatiquement des obligations légales pour toutes les habitations.
Avant les travaux, le propriétaire a donc intérêt à identifier l’autorité compétente, à vérifier les permis éventuellement nécessaires et à faire valider les interventions touchant la structure ou les systèmes de contrôle de l’humidité.
La démarche la plus sûre consiste à établir la composition actuelle du bâtiment, à définir les objectifs de rénovation, puis à faire vérifier les solutions proposées au regard du climat local et de la réglementation en vigueur. C’est cette cohérence d’ensemble, davantage que le choix du bois seul, qui conditionne la performance et la durabilité de la maison.
Une maison à ossature bois peut-elle durer aussi longtemps qu’une maison en béton ?
Une maison à ossature bois correctement conçue, protégée contre les infiltrations d’eau et entretenue peut durer plusieurs décennies. La comparaison avec le béton dépend des conditions d’exposition, de la qualité de construction et de l’entretien. Aucun des deux matériaux ne garantit à lui seul une durée de vie précise.
Faut-il obligatoirement ajouter une isolation extérieure sur une maison à ossature bois ?
Pas systématiquement. L’isolation extérieure peut améliorer la continuité thermique et réduire certains ponts thermiques, mais son intérêt dépend de la composition du mur, de sa performance actuelle et des objectifs de rénovation. Le choix doit aussi respecter les conditions de contrôle de la vapeur et de séchage.
Comment savoir si un mur en bois contient de l’humidité cachée ?
Des taches persistantes, une odeur de moisi ou des déformations peuvent justifier des vérifications. Une inspection professionnelle peut combiner observation, mesures d’humidité adaptées et, si nécessaire, ouverture ciblée. Une caméra thermique seule ne confirme pas la présence d’eau dans un mur.
Un VRC est-il indispensable dans toutes les maisons canadiennes à ossature bois ?
Il n’est pas possible d’affirmer qu’un VRC est obligatoire pour toutes les maisons canadiennes. Les besoins et exigences dépendent notamment de l’étanchéité du bâtiment, de ses équipements et de la réglementation locale. Une ventilation appropriée doit cependant assurer un renouvellement d’air suffisant, particulièrement après des travaux d’étanchéisation.
Le Code national du bâtiment 2025 s’applique-t-il automatiquement à une rénovation résidentielle ?
Non. Il s’agit d’un code modèle national dont l’application dépend des administrations compétentes. Une province ou un territoire peut adopter une édition différente ou prévoir des modifications. Les dispositions concernant une rénovation doivent être vérifiées auprès de l’autorité locale, notamment selon la nature des travaux.